À deux jours de l’élection présidentielle 2017, tenterons-nous de dresser le bilan de la guerre ? Or, si l’on croyait qu’elle allait s’achever avec un nouvel élu mal élu, puisque s’il s’agit du candidat Macron il y a toutes les chances pour que celui-ci ne représente pas même 18% de ses concitoyens, le paradoxe supérieur est celui de constater que dans l’hypothèse de sa défaite, s’ouvrirait alors en France une nouvelle révolution faisant furieusement basculer la Nation dans le temps et les méthodes de l’époque de la Terreur. Pourtant, le mythe d’une ‘Marine fasciste’ n’aurait rien à voir avec le phénomène.

Avant de justifier les motifs de l’assertion, passons en revue l’ampleur des dégâts de guerre immédiatement tangibles.

Les partis traditionnels ayant mené la France au désastre depuis 40 années ont été balayés. L’évidence saute aux yeux. Pourtant, il faudra se garder de considérer que les idéologies sont mortes.

Tout au contraire, le spectre politique se redistribue moins qu’on ne pourrait le croire à première vue. Seules, les terminologies, c’est-à-dire la sémantique rhétorique est ici à l’œuvre.

Si à Gauche et au Centre on ne parle déjà plus de socialisme ni de centrisme gaulliste social mais plus favorablement de ‘Démocrates progressistes et libéraux au plan sociétal’, que désigne-t-on sinon une politique libérale au plan économique et prétendument humaniste au plan des valeurs ?

En revanche, la Droite traditionnelle ou courant hâtivement renommé les ‘Républicains’ s’est fracturée sur l’autel de ses contradictions idéologiques.

Qu’est-ce à dire ?

Lorsque de manière commode, la Droite a construit sa légitimité républicaine sur le piège mitterrandien enfermant le Front National dans un mythe fasciste et dangereux, l’ironie sublime est celle de constater qu’aujourd’hui, celle-ci se retrouve plagiée et même dépassée dans sa ligne économique libérale par les Démocrates, ainsi acculée à se démarquer par un positionnement sociétal conservateur. Or, sa trahison au Gaullisme et à la volonté farouche du Général de créer une “Europe de Nations souveraines” l’aura conduite à la plus éclatante déroute. D’abord, rappelons la vision gaullienne sans travestissements ni réécritures prostituées.

https://www.youtube.com/watch?v=pzRdmS_WyTk

De Gaulle avait une “certaine idée de la France” et, si sa position a pu s’adoucir sous la pression de l’impérialisme américain exigeant la construction des “États-Unis d’Europe” pour mieux exercer son influence géopolitique et économique sur le vieux continent dès la fin de la seconde guerre mondiale (rappelons que le congrès américain avait conditionné le versement du plan Marshall à cet impératif), celui-ci ne se serait jamais engagé dans une voie dépouillant la France de ses souverainetés. La perpétuelle hésitation entre “Europe fédérale” sur le modèle américain et “Europe des Nations” aura conduit à la pire solution :

Une dépendance radicale face à la politique américaine à tous plans

et le choix calamiteux pour la France de renoncer à sa monnaie.

Créé à Columbia University en 1984, l’Euro a exactement produit l’effet escompté ; l’enfermement de 19 membres dans une geôle où le néolibéralisme imposé ne laisserait plus aux pays les moyens monétaires de se défendre en période de crise.

Ainsi, si au plan économique Gauche et Droite ne pouvaient qu’échouer, au plan sociétal, la Droite Républicaine aura abandonné la défense des positions patriotiques les plus fondamentales au profit du Front National.

  1. Aux plans du contrôle migratoire et de la sécurité nationale, on ne peut à la fois préempter ces deux terrains sans se heurter aux exigences humanistes de la CEDH (Cour européenne des droits de l’Homme).
  2. De même, depuis que Nicolas Sarkozy a replacé la France sous le commandement intégré de NATO en 2010, on ne peut plus se targuer d’une indépendance de la Nation quant à engager les seules guerres qui lui semble opportunes de mener pour la sécurité nationale.

Il n’en va pas différemment de la contradiction au plan économique.Ici encore, on retrouvera le piège mitterrandien tendu à la Droite de soumettre la France à la monnaie unique et à une BCE non démocratiquement élue.

  1. On ne peut pas à la fois prétendre défendre la compétitivité des TPE/PME nationales, c’est-à-dire la décision politique d’enclencher les leviers d’un patriotisme économique sans se heurter à la concurrence allemande ayant recours aux micro-jobs et à l’emploi de travailleurs détachés pour écraser l’économie de 18 autres nations satellites au sein de la zone-euro.
  2. On ne peut pas non plus prétendre que l’on protège ses entreprises à l’exportation à l’international, puisque l’Allemagne réalisant 80% de ses exportations hors-zone euro, celle-ci refuse l’implémentation de barrières tarifaires dissuasives.
  3. Enfin, au plan monétaire, le choix d’un Euro trop fort à l’avantage exclusif de l’Allemagne surenchérit de fait, les déficits de la balance commerciale française.

Au final, on aboutit en effet à un programme économique fillonniste proposant les deux seules variables d’ajustement demeurant disponibles dans un tel contexte : la baisse incessante du coût du travail et le démantèlement du modèle social français.

Ainsi, la Droite dite républicaine était-elle enfermée depuis des décennies au cœur de ses contradictions, et l’on comprendra dès lors tout l’avantage qu’elle aura pu trouver à perpétuer, avec la gauche traditionnelle,  le mythe d’un Front national “fasciste” dénonçant la culture communautariste et la soumission de la France aux influences financières.

Pourtant, dans l’émission Répliques du 29 septembre 2007, Lionel Jospin invité d’Alain Finkielkraut sur France Culture avait finalement vendu la mèche.

https://www.youtube.com/watch?v=xY3jUuFBWIM

« Pendant toutes les années mitterrandiennes, nous n’avons jamais été face à une menace fasciste. Tout l’antifascisme n’était que du théâtre. Nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste, même pas à un parti fasciste»

En résumé, Gauche et Droite traditionnelles étaient le siège d’un théâtre de postures.

Toutefois, la Gauche traditionnelle s’en sort par une reconfiguration de l’ordre sémantique brandissant des valeurs progressistes dissimulant la continuation d’une politique migratoire présentant 2 avantages :

  • Au plan politique, il s’agit évidemment de se constituer un vivier électoral toujours croissant
  • Au plan économique : Il s’agit de faire de l’Europe un marché de dépendances de matières premières, alimentaires et énergétiques exponentiel aux seuls avantages d’investisseurs internationaux et d’une caste de Happy few.

Autrement dit, la disparition de la civilisation Judéo-Chrétienne a été planifiée par le parti Démocrate progressiste américain et son homologue français incarné par le projet Macron.

En raison de ses contradictions, la Droite française dite républicaine n’a d’autre choix que de s’y soumettre et de perpétuer avec lui la dissémination du mythe fascisme populiste en lieu et place d’un réel patriotisme à la fois économique, sociétal et de conservation de la civilisation judéo-chrétienne soulignant la cohérence fondamentale du Front National.

Si d’aventure le mythe cessait, on observerait aussitôt la puissance du Front National jetant les ponts entre thèmes économiques et sociétaux (défense des catégories salariales, des chômeurs, des personnes en situation de handicap, des retraités, du patriotisme économique à destination des tissus TPE/PME et fleurons de l’industrie française…)  et les thématiques migratoires, de sécurité et de défense du territoire brandies par la Droite. En d’autres termes, Extrême Gauche, Démocrates et LR seraient balayés.

Alors, pour que le mythe de clivages politiques perdure, la récupération et l’instrumentalisation de communautés identitaires sont vitales (Les femmes, les homosexuels, les groupes ethniques, les jeunes….).

Précisément financées par le système bancaire dit du bloc occidental accueillant tous les capitaux de l’Islam sunnite, ces pratiques font écran à la finalité . Jamais les peuples ne doivent se rendre compte que la finalité du pouvoir, c’est le pouvoir. Jamais ceux-ci ne doivent réaliser que les guerres artificiellement déclenchées visent le contrôle des réserves notamment hydrocarbures, des matières premières et des masses. Dans sa tâche, ce que l’on nomme la gouvernance occidentale emmenée par les Américains  a élu les medias institutionnels, les associations et les ONG comme grands vecteurs d’endoctrinement.

  • L’agitation des foules autour de thèmes identitaires présente l’avantage de détourner les populations des véritables enjeux.  Comment s’y prend-on ? Quels sont les filtres? Regardez svp.

https://www.youtube.com/watch?v=asuph7xJy1Q

  • A l’échelon européen et pour en revenir aux partis politiques, la gouvernance du bloc occidental/sunnite craint ce qu’elle appelle les ‘populismes’. S’il est vrai que le président Trump s’est fait élire sur un tel message, la promesse d’America first’ sera respectée.  En revanche, la libération des peuples sur le continent européen sera bien plus difficile à recouvrer. Après le Brexit, le recours à l’ensemble des plus viles entreprises est orchestré afin d’empêcher un tel scénario. Les Américains n’ont aucun intérêt à permettre aux peuples de l’Europe une remise en question de NATO ni de leurs investissements économiques.Le mythe du grand ennemi russe demeurera, quelles que soient les preuves accumulées qui auront pu objectiver le déclenchement de la guerre en Ukraine par la CIA aux ordres des Démocrates et Néocons américains. Il s’agissait d’affaiblir Putin en instaurant des sanctions économiques ; peu importe les millions dépensés pour financer les groupes néonazis ayant décimé avec la pire barbarie les populations russophones à l’Est du Dombass. C’est précisément ce contexte qui a poussé Putin à intervenir afin de faire cesser ce massacre.
  • A l’échelon domestique, le Front National est donc encore à ce jour artificiellement maintenu dans la stigmatisation par le refus du système bancaire de lui prêter de l’argent. Or, si la démarche était encore moralement valable lorsque le provocateur aux propos négationnistes Jean-Marie Le Pen était chef du Parti, la fille élue en 2011 devrait-elle payer pour les fautes du père ? Dès lors, plus problématique parce que largement moins crédible, comment justifier que dans un État de droit, un parti aux institutions démocratiques ne bénéficie pas de la capacité d’emprunter aux banques de son propre pays ?
  • Depuis son élection, Marine Le Pen, qui n’a jamais été plus antisémite ou raciste que vous et moi (je suis juive), a fait le ménage.
  • Elle fait partie de cette génération ayant grandi avec l’ouverture du passé douloureux de la France.
  • Elle a regardé la série “Holocaust”.
  • Elle s’est battue avec ses sœurs lorsque le père menaçait d’éteindre la TV pour les empêcher de la suivre.
  • Elle a suivi les grands procès de Nazis et collaborationnistes des années 80/90 (Klaus Barbi, Touvier..).
  • Dès son élection, elle a non pas voulu ‘dé-diaboliser’ le Front National mais a plutôt exclu les membres extrémistes. Par ailleurs,  celle-ci a clairement émis le souhait d’exclure les rares membres riches et influents antisémites et amis de son père. Or, le refus constant, délibéré et parfaitement anti-démocratique des banques françaises correspond à la volonté de la pousser à 3 mauvaises options :
  • Demander une aide financière à son père
  • Solliciter un financement auprès des amis riches et influents de son père
  • Solliciter des banques russes

Chaque solution contribuant opportunément à alimenter le mythe du parti fasciste.  Après une énienne provocation antisémite, le parti a définitivement exclus Jean-Marie Le Pen. Or, il est tout à fait surprenant que dans un pays dit démocratique, la justice indépendante ait rendu un avis différent. Cuio Bono? A qui profite le crime?

CHRONIQUE D’UNE DICTATURE ANNONCÉE

Nous en venons enfin à ce que nous affirmions dans notre propos introductif :

“L’hypothèse de la défaite de Macron ouvrirait alors en France une nouvelle révolution faisant furieusement basculer la Nation dans le temps et les méthodes de l’époque de la Terreur. Pourtant, le mythe d’une ‘Marine fasciste’ n’aurait rien à voir avec le phénomène.”

Si mon précédent article pointait de fortes suspicions d’au moins un compte détenu dans un paradis fiscal de l’archipel caribéen par le candidat Macron (on parle également d’un compte au Luxembourg) https://thinkerscorneronline.com/2017/05/04/macron-ou-la-double-dialectique-de-la-vacuite-et-de-la-fourberie/ , face à la consternation internationale, le gouvernement français a diligemment fait le choix de rouvrir une enquête sur dossier ‘Las Vegas party’ par Bercy afin de détourner l’attention publique.

Or, ce qui est tout aussi préoccupant est l’ingérence des Démocrates américains dans une élection qui ne les concerne pas. Toutefois, le soutien d’Obama apporté au candidat Macron hier présente l’immense avantage d’acter l’insupportable connivence entre le Parti démocrate américain et sa filiale française.

En outre, et le couperet tombe là, la fuite pernicieusement volontaire d’un courrier de François Hollande personnellement adressé à Macron dans la presse afin d’influencer le vote d’électeurs candides pose la question fondamentale du respect démocratique de la volonté du peuple.

Le complot contre celui-ci y est à peine voilé.

Au motif qu’il serait ‘incompétent, voire analphabète, illettré ou sans dents’ et se retranchant derrière un abus de pouvoir présidentiel, il s’agit purement et simplement de voler l’élection aux Français en leur imposant un choix qu’ils sont 82% à refuser en foi et loi de premier choix.

  • Ou arrêtera-t-on la manipulation des Français, la prostitution de la France et l’assassinat de la volonté du peuple ?
  • Comment le Président le plus impopulaire et partageant le bilan le plus calamiteux de la Ve République avec son avorton cache sexe de la finance du bloc occidental/sunnite peut-il s’arroger le droit de contrevenir à l’expression démocratique ?
  • Comment justifier autant d’incompétence à organiser une élection présidentielle ? Ou alors, c’est que 500.000 personnes pouvant voter deux fois ainsi que la somme des failles délibérées relevées lors de la campagne et du 1er tour auront été orchestrées en conscience. Or, n’est-ce pas l’aveu que le programme politique de Marine pour la France est le seul souhaitable?

-“Sire, lui répondra le peuple. Vous avez mis en place les rouages de la révolution. Le fait du prince sera donc respecté. C’est en marche contre un machiavélisme indigne que la France marchera.

 

©Mylene Doublet O’Kane, May 5 2017.