Mylene Doublet O’Kane, 04 mars 2017

…………..Lorsque l’on dit que les idéologies sont mortes, que veut-on dire ? Lorsqu’ un Français de « droite » se trouve rendu à cette extrémité d’un choix hésitant entre le vote en faveur de Marine Le Pen ou celui de Macron, quel écartèlement exprime-t-il ?

……………..Quelle détresse est la sienne, sinon l’expression d’un doute éminent face à un monde qui n’est pas le reflet de celui qu’il conserve amoureusement en son cœur. Petit, on lui avait appris que la vision préside à toute idéologie économique. On lui avait enseigné la grandeur. On lui avait transmis la fierté d’être le fruit d’une terre nourricière sur laquelle il avait grandi et qui était sa seule richesse ; de celle que l’on ne vend pas, de celle qu’on ne prostitue pas et sur laquelle il reposerait un jour, plus tard, au milieu de ses pères.

……………..Cette terre avait un nom, elle avait même une histoire, des rois, des contes, des fées, des héros, des idées, des philosophes. Elle était le chemin qui le menait à son école, la boue qui maculait sa culotte et lorsqu’il lui arrivait de se rouler dans l’herbe, scrutant soudainement quelque coccinelle ou un trèfle à quatre feuilles, ses narines respiraient les exhalaisons merveilleuses de l’ondée du printemps ; toujours subite, moqueuse, sonore, étincelante et invariablement pareille à cette promesse de l’aube.

……………..Ce pays qui coule dans ses veines, dans ses poèmes, dans le chœur de ses cathédrales de dentelles, dans le murmure bruissant des rivières folles, dans les cristaux d’eau brouillant parfois son regard fier jadis, et aujourd’hui fuyant, porte un nom plus que millénaire. Ce nom indomptable n’a qu’un seul orgueil, qu’un seul étendard. Ce nom qui résonne, et tonne, et éblouit, c’est la France.

……………Sa seule bannière, c’est une souveraineté inaliénable. Pourtant, que vient-on sournoisement corner aux oreilles de notre pauvre homme de droite hésitant qui s’étonne, s’affole, s’indigne, trépigne parce que d’aucuns charlatans viennent à présent lui soutenir que :

” la France, c’est une idée qui n’a pas de passé, pas d’histoire, pas de culture »

Emmanuel Macron ‘En Marche !”.

On finirait presque par lui suggérer que la France, c’est un vertige.

………….Or, quoi ? Que sont ces sornettes insensées ? Que veut-on lui dire ? Que veut-on l’amener insidieusement à penser ? Quel roman voudrait-on lui conter à la place des faits ? On lui avait déjà tout dit, tout juré, tout confié, tout promis.

…………Alors, avant qu’il ne fasse son choix, on le divertit par quelque machination orchestrée par l’exécutif en place afin d’occulter ces vérités qui tuent. Quel que serait le gagnant de la primaire de la Droite et du centre, les dossiers étaient prêts.

  • On ne peut accéder à 20 années de fiches de paye sans avoir la main sur Bercy.
  • De même, que vaut l’indépendance d’une institution judiciaire dont le plus haut magistrat serait nommé par l’exécutif ?
  • Or, serait-ce la faute des Magistrats ? Que peuvent-ils faire ? Depuis combien d’années dénoncent-ils cette ingérence intolérable ? Si les citoyens ne se saisissent pas de cet assassinat de la démocratie, les juges sont seuls, et c’est toujours un tort que de condamner les hommes qui font valoir le droit.
  • À de multiples reprises, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné la France au motif de la violation de la séparation stricte des 3 pouvoirs.
  • Alors, lorsque « l’esprit des lois » est assassiné, lorsque Montesquieu tremble d’impuissance depuis son outre-tombe, les vérités doivent venir de l’étranger.
  • Le peuple Français a des amis qui depuis l’autre côté de l’océan, s’inquiètent de noter certaines regrettables analogies et modus operandi entre une campagne présidentielle et une autre.
  • Or, le moment est venu de dévoiler certaines vérités.

Première vérité : le leadership dans l’ombre

……………..L’idéal était sublime, et aucun espoir trop grand. Après des siècles de guerres sur le continent européen dont l’issue avait abouti à l’épisode sordide du joug nazi, les dirigeants européens avaient promis à leurs peuples respectifs « la paix, la liberté et la prospérité ». Ensuite, que s’est-il passé ? Pourquoi en sommes-nous arrivés au naufrage ? De quoi est finalement morte la déesse Europa ? Qui sont les meurtriers ? Au-delà des noms, le peuple Français a le droit de revendiquer la religion des faits, à la place des romans.

Voice of America :

  • Dès la fin des années 1940, le congrès américain a fait de l’unification des pays d’Europe occidentale une condition préalable à l’implémentation du plan Marshall.
  • Deux objectifs étaient visés : Relever l’Allemagne. Provoquer des dissonances au sein des pays intégrés au bloc soviétique.
  • Récemment retraité, le Gouverneur militaire américain en poste dans l’Allemagne de l’époque, Le Général Lucius D. Clay a écrit :

« Dès 1949, la fondation Ford a étroitement coopéré avec la CIA sur de multiples programmes lancés en Europe. Le chef de la fondation, l’ex officier OSS Paul Hoffman et le responsable de l’ACUE (American Committee on United Europe) ont également joué un rôle. Un mémo de l’ACUE datant du 11 Juin 1965 a conseillé au Vice-Président de la CEE- Robert Marjolin- « de poursuivre l’agenda secret de la création d’une monnaie unique en Europe et de supprimer les débats jusqu’à ce que l’adoption d’une telle mesure soit devenue une issue inévitable ».

…………..En d’autres termes, le mémento de créer l’Euro était dans les tablettes bien longtemps avant que les Européens n’en aient eu vent, deux décennies plus tard. …………..Autrement dit encore, votre Général De Gaulle avait raison lorsqu’il déclarait en 1966 :

On me parle avec insistance d’une certaine forme de majorité – d’une assemblée supranationale et même, d’un certain Conseil européen. Alors, élisons un énième parlement et appelons-le OPA qui règnerait sur 6 nations. Bien, mais alors, et quoique ces idées puissent charmer quelques simples d’esprits, laissez-moi poser une question. Peut-on se représenter une France, une Allemagne, une Italie, Une Hollande, une Belgique ou un Luxembourg qui serait prêt à œuvrer dans une direction opposée à ses intérêts domestiques ou internationaux, au seul motif que cette attitude lui serait ordonnée par d’autres ? Peut-on imager que le peuple Français, le peuple Allemand, le peuple italien (…) seraient enchantés de se soumettre contre leur propre volonté à des lois qu’ils n’auraient pas acceptées ? Ou alors, posons les choses ainsi : dans une Europe Intégrée, serait-il encore possible de faire de la politique dans une configuration telle, qu’aucun pays ne serait capable d’imposer sa vision ou sa volonté à un autre ? Car, en vertu de quoi ? Au nom de quel principe supérieur ? Ou bien  alors, serait-il concevable que cette brillante assemblée veuille tout bonnement accueillir favorablement le patronage d’une super-puissance étrangère qui – à la différence de ce sombre cortège – aurait une véritable politique, elle ? Oui mais alors, dans une telle éventualité, il y aurait sans doute un ‘ami fédérateur’, mais à aucun moment, celui-ci ne serait-il Européen .»

……………Les Américains conservent un respect indépassable pour le Général De Gaulle, parce que son patriotisme et la fidélité au serment fait à son peuple de défendre sa volonté et ses seuls intérêts n’a jamais failli.

Alors, certes, l’idée de « United States of Europe » était un projet américain. Cela est dit.

Seconde vérité : ce qui dissimulait la création de l’Euro

…………Dans les années 1980, le professeur Robert Mundell inventa dans son bureau de Columbia iniversity, NYC, à la fois l’Euro et le guide de conscience du couple Reagan-Thatcher ‘supply side economics’ ou ce que George Bush Sr appellerait plus tard ‘Voodoo Economics’, c’est-à-dire la subite préséance de l’idéologie économique par rapport à la vision politique du monde. L’avènement des économistes comme nouveaux gourous de l’homme moderne était en marche. Ceux-ci seraient bientôt encensés par des média devenus de plus en plus dépendants d’industriels. On rangerait le philosophe et sa sagesse sur le rayon des antiquités poussiéreuses.

………….Le néolibéralisme était né. Les États n’ignoraient plus qu’on allait sacrifier leur pouvoir décisionnaire sur l’autel du modèle capitaliste parvenu au paroxysme de son art. Il accoucherait d’une vision « globale » du monde visant l’uniformisation des esprits et des comportements au service de groupes industriels titanesques, largement financés au fil des décennies par des puissances financières diversement recommandables. Quant à l’Euro, des années après son implémentation en Europe, le Wall Street Journal admettrait finalement l’évidence :

« Une fois que vous avez rejoint une monnaie unique, votre nation ne peut plus combattre la récession par des politiques fiscales et monétaires. Les choix s’en trouvent donc immédiatement verrouillés. La réduction incessante des salaires dans le secteur privé, le gel des emplois des fonctionnaires et des aides sociales, la suppression croissante de charges et de régulations pour les entreprises afin de ne pas dégrader leur compétitivité sont vos pauvres armes sans munitions ».

…………….Et en effet, l’Euro s’était exactement comporté comme son géniteur et 1% d’une oligarchie l’ayant adoptée l’avaient prévu, assurant des profits sans cesse croissants aux industriels européens membres du lobby ERT (European Rountable of Industrialists/ ie: Nestle, Royal Dutch, Shell, BP, Vodafone, Deutsche Telekom, former nazi BASF, ThyssenKrupp, Siemens…) et à leurs investisseurs respectifs.

D’ailleurs, votre Président Mitterrand n’avait-il pas déclaré :

« Après moi, il n’y aura plus que des comptables en France ».

……….Il y a quelques années de cela, en 2014, le ministre des Finances Michel Sapin lui a également donné raison :

 “Au mieux, on ne peut être qu’un bon gestionnaire ».

  • Depuis l’introduction de la monnaie et de son taux fixe, les États européens se sont littéralement retrouvés étranglés dans une camisole de force, puisque qu’il était subitement devenu impossible de jouer sur le taux de change de la devise ; moyen qui permettait antérieurement de booster les exports nationaux, notamment en période de crise. Le résultat s’est très vite montré effarant.
  • Depuis 2002, la monnaie fixe a dévasté 19 économies des pays périphériques en donnant un avantage absolument disproportionné à l’Allemagne. La désindustrialisation des pays de la zone euro s’est enchaînée à marche forcée.
  • Fondée sur la théorie non éprouvée d’un économiste du 19e siècle, David Ricardo, dite des avantages comparatifs dans le cadre d’une division internationale du travail, l’idéologie du néolibéralisme a imposé aux pays une spécialisation dans les secteurs pour lesquels ceux-ci présentaient les meilleurs avantages comparatifs.
  • La France a clairement fait le choix d’abandonner ses industries pour se tourner vers une économie de services, créant un chômage particulièrement meurtrier encore accéléré par la délocalisation des grandes entreprises dans les pays à faible coût de main d’œuvre et proches des matières premières. À la fin, le résultat est calamiteux.
  • Le rapport du Think Tank hollandais Gefira foundation et des homologues américains ont clairement objectivé à quel point, dès l’implémentation de l’Euro, l’industrie a commencé à se contracter :

« En raison d’une inflexibilité allemande de maintenir la valeur de l’Euro trop supérieure par rapport aux autres monnaies, la France n’a pas été en mesure de maintenir ses exports. Elle n’a donc pas pu se relever de la crise de 2001 et s’est mise à accroître ses importations de manière extrêmement dommageable ».

  • Le refus de l’Allemagne d’abaisser le taux d’échange de la devise correspond à la volonté des investisseurs allemands (parmi lesquels de riches retraités détenant des fonds de pension) de ne pas voir leurs capitaux respectifs diminuer.
  • Par ailleurs, l’Allemagne réalisant 80% de son commerce à l’extérieur de la zone euro, elle s’est constamment opposée à l’augmentation de tarifs douaniers aux frontières de la zone de l’union.
  • Enfin, en l’absence de politiques fiscales et sociales harmonisées, elle a eu un large recours au dumping social dont les conséquences ont été désastreuses pour la France et son modèle social, lequel représente 30% de son PIB, tandis qu’elle continue de s’inscrire dans une politique d’immigration particulièrement irresponsable.
  • Selon les chiffres de l’organisme des statistiques européennes Eurostat, l’industrie française réalise aujourd’hui 14,1% de la valeur ajoutée brute. Elle était de 19,2 % en 1995, avant le passage à la monnaie unique. En comparaison, celle de l’Allemagne n’a cessé d’augmenter pour se porter à 25,9 %.
  • Encore plus frappant a été l’écroulement de l’industrie automobile française. Alors que la production mondiale de voiture a presque doublé entre 1997 et 2015, passant de 53 à 90 millions de véhicules produits chaque année et tandis que l’Allemagne a accru sa production de 20% depuis l’implémentation de l’Euro, celle de la France a dégringolé de 4 à 2 millions. Lorsque la réduction incessante du coût du travail devient la seule variable d’ajustement d’une politique économique – eu égard à la monnaie unique fixe et à la PSC – les pays refusant un modèle de précarisation généralisée ne sont plus compétitifs.
  • Voilà la tragédie européenne. Mais elle n’a pas seulement été européenne. Ce qui a été popularisé sous la présidence Clinton sous le terme glamour de globalisation (ou mondialisation) comme modèle indépassable d’une civilisation humaine unique (comme s’il n’existait qu’une civilisation) correspondait en réalité à un agenda servant les corporatismes industriels et financiers.
  • Aux États-Unis, des centaines de millions d’individus ont perdu leurs emplois, leurs maisons, ont vécu dans leurs voitures, parfois avec toute leurs familles, ont vécu on stamped food, ont vu leurs assurances santé pratiquer des tarifs de remboursements et de prélèvements proprement indécents et au seul avantage de leurs actionnaires.
  • Voilà comment Donald Trump a gagné, parce qu’il a juste posé un regard sur la réalité. Parce qu’il a refusé une idéologie mortifère défendant un système libéral démocrate corrompu jusqu’à la moelle au service d’un bonheur pour happy few.
  • Certes, il est entouré d’une équipe de milliardaires, mais son programme protectionniste permet de promettre un emploi et un salaire décent à chacun.
  • « America first ». Les Patrons français sont fiers de l’être ? Le moment est venu de le démontrer.

……….Ou alors, c’est qu’ils ont accepté la soumission de leur peuple à un ordre fanatique et totalisant. Car, lorsque l’on creuse un peu, qui s’est mis à placer ses fonds souverains pharaoniques dans toutes les branches de l’économie mondiale ?

………..Qui détient largement Bank of America ? Que finance Bank of America -ou d’autres- grâce à ces fonds ? Des milliers de rachats d’entreprises, par exemple françaises (Alstom energy par GE…).

………..Que financent encore les fonds de l’Islam politique ? Des milliers d’associations et de NGO manipulées sans le savoir propageant l’antisémitisme et la dictature d’une pensée unique avec comme saint Graal la diversité.

………..Eh bien, le peuple Britannique en a eu assez de la bien-pensance. Ce n’est pas elle qui met la marmite sur la table. Par ailleurs, il s’est rendu compte des ravages provoqués par la libre circulation des personnes au sein de l’Union sur les emplois de ses propres citoyens. Quant à la question migratoire, il a préféré payer des millions à la France pour contenir les migrants dans le port Français de Calais, plutôt que de participer à un suicide collectif.

………..Les Britanniques auront toujours ceci pour eux ; ils savent exprimer le :

                                                « Enough, no more ! »

lorsqu’il est encore temps et savent afficher un patriotisme farouche en toute circonstance, indépendamment du regard hypocrite et envieux que le monde bien-pensant voudrait porter sur eux.

…….La dictature de la pensée unique n’a aucun effet sur l’Angleterre.

…….Celle-ci a vite compris que la défense de la civilisation judéo-chrétienne était au cœur du péril.

                                  « We shall never surrender ».Winston Churchill

…….Les Américains conservent la trace de leurs origines.

  • Lorsque la misère est trop grande et les abus constatés, répétés, mettant en exergue une collusion manifeste entre exécutif, réseau législatif lobbyiste, réseau industriel détenant 97% du mainstream media, réseau bancaire privé international abritant toutes les mannes vénéneuses d’un Islam politique dont l’agenda est hégémonique.
  • Lorsque la promotion d’une idéologie globalisante mêle Juifs gauchistes pro-palestiniens et militantisme islamique.
  • Lorsque celle-ci irrigue et pervertit jusqu’à une certaine frange de la branche judiciaire et de la communauté de l’intelligence….
  • alors la démocratie n’est pas seulement cassée, violée, anéantie ; c’est la civilisation judéo-chrétienne qu’on projette d’assassiner.
  • Le President Donald Trump s’est battu et a vaincu une dictature qui taisait son nom. Il ne s’agit pas de racisme, sexisme, islamophobisme…
  • Il s’agit d’aimer un pays, d’en épouser les valeurs et l’état de droit.
  • Ce qui se passe actuellement aux États-Unis est absolument passé sous silence.
  • On fait de la selektion des informations diffusées en Europe.
  • Les Démocrates américains – équivalent de votre paysage politique Français progressiste libéral incarné dans les figures Macron Emmanuel-Bayrou-Juppé défendant chacun le mensonge d’une identité française heureuse- sont devenus une usine institutionnelle à fabriquer des ‘Fake news’, à taire, à désinformer, à manipuler, à s’acharner, tandis que les Secrétaires d’État choisis par le Président américain sont actuellement soigneusement accusés d’intelligence avec « l’ennemi russe », faisant furieusement faire à l’Amérique un bond de 60 ans en arrière, à l’époque folle d’un Maccarthysme englué dans une ‘Chasse aux sorcières’ sans que des preuves tangibles ne puissent être avancées, de l’autre côté de l’Atlantique, on s’acharne à discréditer dans le même mouvement les Conservateurs libéraux et les Patriotes souverainistes. En France ;  François Fillon et Marine Le Pen.

…………………..Autrement dit, 2017 est l’année de l’affrontement final entre deux visions du monde dont l’une a fait de l’argent le veau d’or susceptible d’assassiner définitivement la civilisation judéo-Chrétienne. Or, le pire de ce que l’on dissimule reste encore à venir pour les partisans de l’Union européenne.

Troisième vérité : la nouvelle crise de l’Euro annoncée

………….Pourquoi tout est-il entrepris pour évacuer le sujet de l’Europe de la campagne présidentielle française ?

………….Au-delà des lâches dépendances radicales numériques et de Défense vis-à-vis des États-Unis et aux frais des contribuables américains et européens, au-delà d’une crise migratoire et terroriste que les États européens ne pourront juguler sans se réapproprier le contrôle de leurs frontières nationales.

…………Au-delà de l’état de droit qui n’est plus exercé au sein de leurs espaces nationaux respectifs, quelle est la véritable réalité de la santé financière européenne ? Here we go ! Allons-y !

………Chacun se souviendra qu’en étant investi à la tête de la Commission européenne en remplacement de Jose Manuel Barroso- depuis devenu conseil de la banque Goldman Sachs- Mr Mario Draghi avait fait une annonce très commentée lors d’une conférence sur l’investissement à Londres, tenue le 26 juillet 2012 :

« Pendant mon mandat, la banque centrale européenne engagera toute son action pour conserver la monnaie unique et croyez-moi, ce sera suffisant »

……….Face à cette détermination, les marchés financiers s’étaient sentis rassurés.

………En l’occurrence, il s’était agi d’une manipulation de plus. Connue sous le nom de « Outright Monetary Transactions », le plan était de déployer une politique de relance par l’abaissement de la valeur de l’Euro en créant chaque mois 80 millions – en complément d’un programme appelé QE qui entrerait en vigueur en Mars 2015.

…….L’intention des économistes américains et britanniques un peu sérieux n’est pas de tenter d’embrumer les esprits européens en entrant dans les détails techniques du Bail-in/ Bail out et des conséquences calamiteuses pour les particuliers, qu’elles impliquent. Toutefois, ceux-ci se tiennent prêts à divulguer les analyses les ayant amenés à considérer la chute de l’Union européenne comme une issue inévitable.

…….Quelques milliards d’euros après le plan Draghi, la croissance européenne apparaît toujours en berne. En Italie, les rendements sur les obligations ont chuté de 6.3 à 1.2 %. La dette du gouvernement italien est désormais à 132.2% de son PIB, tandis que le bilan financier de la banque centrale européenne s’est envolé, en passe de surpasser celui de la Fed Reserve américaine, en atteignant plus de $ 3 milliards, selon l’estimation de Bank of America Merrill Lynch (not to be confused with national debt, svp).

……..Par ailleurs, ce que les media ont désespérément essayé de cacher est la désintégration ou banqueroute d’une autre banque italienne – Banca Etruria- tandis que l’attention était focalisée sur le sauvetage encore incertain de la banque Monte dei Paschi di Siena. Pourtant, le 21 Dec 2016, le media alternatif True Publica dévoilait le scandale impliquant 21 responsables du board d’Etruria bank et le mystérieux classement sans suite de l’enquête d’investigation relative à des prêts équivalents à €180 millions jamais remboursés, entraînant la ruine des prêteurs locaux abandonnés avec des bonds devenus rigoureusement sans valeur.

……..Prochaine crise de restructuration bancaire savamment dissimulée : UniCredit, qui cherche sans espoir €13bn de capital. Quoique l’Italie détienne le plus important de sa dette, tandis que la France s’est largement vendue – notamment aux capitaux chinois- le problème italien est un bon reflet de la crise européenne depuis que les pays-membres ont rejoint la monnaie unique.

……..En France et ailleurs au sein de la zone euro à l’exception de l’Allemagne, l’accroissement des besoins en prêts des TPE/ PME n’a pas été assuré, entraînant des dépôts de bilans massifs et un chômage impressionnant, puisque ces structures étaient les premiers créateurs d’emplois.

………Les prêts non-performants italiens ont atteint la somme record de €360 milliards. Le Financial Times a osé exprimer clairement les choses :

« Les banques italiennes ont vendu leurs parts et (leur dettes) à des clients particuliers comme des produits financiers attractifs et fiables. Cette pratique déloyale signifie que les Italiens ordinaires- dont beaucoup étaient à la retraite- sont aujourd’hui en passe d’être ruinés.  »

………Après la crise des subprimes de 2008, le plan Sarkozy-Merkel de sauvetage des banques européennes ayant fait des placements financiers toxiques (insolvables) – s’est soldé par la récupération de leurs dettes respectives par les États, autrement dit le contribuable, sans qu’à aucun moment, celui-ci n’ait été consulté, ce qui pose un problème démocratique majeur.

………Depuis, on avait toutefois promis aux Européens de la zone euro des mesures garantissant l’étanchéité entre l’activité spéculative des banques et leur mission de gestion des comptes particuliers. Pourtant, le système a seulement développé des prises d’otages plus perfectionnées, en augmentant parallèlement les frais de gestion des dits-comptes.

……….Par ailleurs, le Financial times a signalé que l’option de prendre les comptes particuliers en caution était désormais clairement sur la table. La situation aberrante qu’avaient connue les Chypriotes ponctionnés de €70 directement prélevés sur leurs comptes respectifs est une pratique à présent envisagée non pas avec sérieux, mais comme seul remède demeurant possible.

………Le terme opaque de « New bail-in rules » dissimule l’accord passé sous silence entre les dirigeants de l’UE. Le résultat est-il consternant ? Assurément. Il a donc conduit Mario Draghi à admettre la défaite et à déclarer finalement :

« Il y a une forte possibilité de dislocation de l’Union européenne. ».

………Cependant, qui d’entre vous a-t-il eu accès à ces images et à cette déclaration solennelle en Europe ?

……….Alors, quelle tactique pouvait-on employer pour forcer les peuples-membres à demeurer dans une Union mortifère ?

…….Le dernier recours demeure le premier. Il s’agit de la recommandation aristotélicienne fixant l’art tragique du théâtre antique sur le Parthénon des modèles indépassables. « Susciter l’effroi et la stupeur. Édifier les foules ». La terreur et la culture de la surenchère des périls.Le néonazisme brandi comme expression de patriotismes menaçants. Le populisme vampirisé, au risque de passer pour l’imbécile solennel feignant d’ignorer que dans le terme populisme, il y a le peuple. Et le cœur du peuple n’est jamais piétiné impunément. Pauvres expédients d’apparence !

………..Les experts intègres le confirment :

« Si un Frexit s’opère en Mai 2017, il n’y a plus d’UE. Il n’y a plus de dettes parce que tout simplement, les investisseurs et les marchés financiers ne peuvent se priver d’un marché de 500 millions d’habitants. Par ailleurs, occulter la grille des alliances géopolitiques est une insulte à la raison ».

……..Si l’on en croit Armstrong Economics :

« la déclaration de Mario Draghi révèle la chaleur des discussions à Davos et la rupture qui est en train de se produire et de se propager. Les marchés ont déjà intégré la chute de l’Union européenne ».

………Formalisée sous forme de lettre adressée à deux législateurs italiens du Parlement européen, l’aveu de Mario Draghi (ex-consultant de Goldman Sachs) est un signal d’une Europe des souverainetés en marche. En 2005, Les peuples avaient voté « NON » à la constitution européenne. On les a ignorés. Toutefois, c’est l’histoire qui fait les hommes, et non l’inverse. Le postulat hégélien demeure.

Quatrième vérité : le piège des démocrates américains : le candidat Macron

………Nous ne ferons pas l’affront au peuple français de lui apprendre quels intérêts représente le candidat Macron. L’homme a écrit le programme économique de François Hollande et s’inscrit dans la défense des collusions décrites plus haut et sur lesquelles il est parfaitement superflu de revenir.

………Si François Fillon devait être empêché, il ne demeurerait qu’une option à la France. La France ; ce pays qu’on ne sépare pas d’un héritage royal, historique, culturel et auquel l’histoire rendra toute sa grandeur devant l’affront qu’on lui a fait d’avoir été accusée de « crime contre l’humanité ».

…….La France n’est « ni de droite, ni de gauche, ni pour la droite et pour la gauche ». Elle est patriote ! Seuls les mauvais servants et les traîtres qui l’ont souillée passent ! Il faudra s’en souvenir…on the D-Day.

In solidarity. A wake up call from true American patriots, with love !

© Mylene Doublet-O’Kane